Editorial

" L'honneur et la responsabilité de succéder à Chantal Décosse "

  

 

C'est un grand honneur pour moi de succéder à Chantal Décosse en tant que 1er Secrétaire départemental du MRC dans les Pyrénées-Orientales.

Chantal a su maintenir le cap de notre mouvement durant sa période la plus difficile avec notamment les critiques injustes suite aux présidentielles de 2002, et la désertion de notre ancien responsable local...

En effet, dans les Pyrénées-Orientales, le MRC a continué de faire entendre sa voix lors des scrutins locaux et nationaux, mais également en organisant des conférences thématiques de grande qualité afin de permettre le débat dans une grande union de la gauche : une idée très chère à Chantal.

 

C'est également une importante responsabilité qui m'incombe, car plus que jamais, nos concitoyens ont besoin d'idées et de valeurs républicaines. Il appartient au MRC 66 de continuer à se développer afin de proposer des solutions efficaces pour notre territoire et ses habitants.

 

Dans cet objectif, je peux compter sur l'ensemble des membres du MRC avec Chantal en tête, ainsi que Philippe Xancho (nouveau trésorier départemental et régional du mouvement), et tous ceux qui accepteront d'être les référents thématiques (éducation, relations avec les syndicats, sécurité, relations avec les partis...) lors de notre prochaine réunion en janvier.

 

 

Olivier Amiel

republique66@gmail.com

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Le MRC déplore du décalage entre le discours du rassemblement et la composition du gouvernement.

En n’associant pas le MRC, composante républicaine de la majorité présidentielle, le rassemblement est inachevé.

jean-Luc Laurent MRC François Hollande
Le Mouvement Républicain et Citoyen salue la victoire historique de la gauche. Le peuple français a choisi de tourner la page de dix ans de sarkozysme en confiant la présidence de la République à François Hollande. Le Mouvement Républicain et Citoyen qui l'a soutenu dès le premier tour s'inscrira naturellement à ses côtés, dans la majorité présidentielle qui sera issue des élections législatives de juin. 
 

La France demande à respirer après cinq ans d'hyper-présidence et une politique de division et de stigmatisation. Cette stratégie a échoué car elle heurte profondément les principes républicains qui vivent en chaque citoyen. Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour refonder la République, la remettre d'aplomb et lui redonner l'ambition de traduire sa devise en actes. 

Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour sortir la France de l'impasse dans laquelle elle se trouve. C'est une occasion historique d'abandonner la stratégie suicidaire d'austérité budgétaire qui échoue partout en Europe. Cela passera par une renégociation du récent traité européen et par un dialogue sérieux avec l'Allemagne et l'ensemble de nos partenaires européens. Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour faire le choix de la justice, de l'intérêt général et de l'activité contre la rente, les privilèges et les inégalités. 

La mise en œuvre du programme très clair qu'il a présenté aux Français nécessitera demain une ferme volonté politique pour convaincre mais aussi faire plier les oppositions. L'histoire de la gauche au pouvoir est rarement celle d'un long fleuve tranquille, une nouvelle page va s'écrire maintenant: le président de la République peut compter sur le Mouvement Républicain et Citoyen.

Jean-Luc Laurent Président MRC

Les Français se sont mobilisés très fortement le 22 avril 2012 et ont choisi de placer en tête François Hollande parmi tous les candidats.

Ce premier succès qui voit un Président sortant devancé, conforte le choix de l'union et du rassemblement porté par le candidat.

Au cours des 15 prochains jours, il faut transformer ce succès en victoire.

Après dix ans de droite, après cinq années de présidence, Sarkozy, le pays étouffe et aspire au changement pour une France redressée, une Europe réorientée et une République refondée.

L'enjeu du 6 mai n'est pas un changement de style de présidence, l'enjeu de fond c'est de sortir la France de la spirale de la récession et de réouvrir la négociation d'un traité européen mortifère. Le Mouvement Républicain et Citoyen, fondé par Jean-Pierre Chevènement, sera plus que jamais aux côtés de François Hollande pour rassembler les citoyens et relever la France. 

Marie-Françoise Bechtel (MRC)

Fait remarquable pour tous ceux qui ont participé à la campagne référendaire de 2005 : cette adhésion à l’Europe de Bruxelles par le « plus jamais ça » était le fait de l’électorat âgé, et très rare était au contraire cette motivation dans l’électorat jeune. Les sondages post électoraux ont pleinement confirmé ce clivage en le résumant à peu près ainsi : les premiers voyaient dans la construction communautaire la fin des guerres, les seconds la montée du chômage. Je me souviens avoir ainsi entendu Stéphane Hessel expliquer lors d’une conférence publique qu’on ne pouvait être que pour le traité de Lisbonne quand on avait connu les camps. Et j’entends encore une étudiante en plein quartier latin me dire : « l’Europe ? J’ai compris : mes parents sont sans emploi depuis dix ans ».

Aveuglement

Jusqu’à quand une génération aveugle qui a passé le relais aux quinquagénaires bourrés de bien-pensance et plus sensibles au confort de leur pensée qu’à la détresse des classes populaires tiendra-t-elle ainsi les tribunes où se fait l’opinion ? Jusqu’à quand l’aveuglement sur la marche réelle de l’Europe « unie » continuera-t-il, à coups d’austérité prolongée et de déni de la démocratie à servir de drogue dure à la classe politique et médiatique ? Eh bien peut-être après tout, jusqu’à la crise grecque.
Pour ne pas voir les effets réels de la « construction » européenne, il aura fallu depuis au moins trente ans un aveuglement tout particulier. Passons sur la montée depuis les années 80 de l’extrême-droite notamment dans l’Europe du Nord au fur et à mesure que la « construction européenne » se fait plus présente dans la vie de tous les jours. Passons encore sur le fait que la crise mondiale si proche de la crise de 1929, dans sa version européenne – crise des dettes, crise de l’euro, installation de la récession - devrait plutôt sonner l’alarme dans les esprits de ceux qui ont connu l’avant-guerre. Oublions le fait que la mise de la Hongrie au ban de l’opinion a lieu non parce que ce pays a renoué avec le droit du sang cher au chancelier Hitler, en se proposant de faire voter les « Hongrois de souche » de nationalité étrangère et résidant à l’étranger, mais parce que son dirigeant a voulu, crime très supérieur, reprendre en mains la banque centrale. Et faisons enfin semblant de ne pas voir le rôle du marché et des groupes industriels les plus puissants, les mêmes que ceux qui ont préféré l’Europe nazifiée au danger socialiste et communiste, et les mêmes toujours, éternellement les mêmes, auxquels les institutions européennes, Commission, Cour de justice, Parlement même apportent un indéfectible soutien.

Il reste aujourd’hui que le peuple grec est dans la rue. Et que le héros du combat antinazi, Manolis Glezos « repart en résistance » comme le titre la presse. « Résistance des peuples démocratiques unis » qu’il vient de créer avec Mikis Théodorakis donne une belle leçon aux croyants de l’Europe commerciale de Jean Monnet propulsée au rang de rempart contre les guerres. Non, Glezos n’est pas le « Stephane Hessel grec » comme le dit Libé. Beaucoup plus lucide, il a compris que l’Union européenne était une machine à engendrer les pires dévoiements. On ne pourra plus dire désormais que l’Europe met fin au combat contre les dictatures : c’est l’Europe dans sa marche actuelle qui risque de mener à la dictature. La boucle est bouclée.

 

 

16 février 2012

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La monnaie unique, en rigidifiant les parités monétaires, montre à Athènes toute la nocivité de sa conception. Sans doute la Grèce doit-elle retrouver sa compétitivité. Mais la plus absurde des solutions consiste à en confier le soin à la troïka Commission européenne – Banque Centrale européenne – FMI. 

Le peuple grec, ami du peuple français, comprend que le plan de rigueur que la troïka veut lui administrer ne peut déboucher sur aucun redressement. Le choix de la monnaie unique aura ainsi abouti à l’inverse de ce que déclarait vouloir, en 1950, Robert Schuman : « œuvrer à une union toujours plus étroite des peuples européens ». 

Ce qui est vrai aujourd’hui à Athènes le sera demain à Paris si la France ne parvient pas à réorienter fondamentalement la construction européenne. 

Le traité européen que Nicolas Sarkozy veut imposer au peuple français en s’appuyant sur Madame Merkel engendrera en Europe une récession de longue durée dont la France sortira exsangue. Il est temps de dire non. La prochaine élection présidentielle sera pour les Français l’occasion de le faire en exigeant la révision de ce traité.

Jean-Luc Laurent Président MRC

Jean-Pierre Chevènement vient dans une déclaration de retirer sa candidature à l'élection présidentielle et indiquera au moment qu'il choisira, le candidat auquel il apportera son soutien. Cette décision qui relève du candidat et de lui seul, engage le Mouvement Républicain et Citoyen.

 

Je remercie Jean-Pierre Chevènement de s'être porté candidat pour faire bouger les lignes et mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qu'elles doivent relever.

 

Dans la période qui s'ouvre, le MRC continuera avec détermination à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire avancer auprès des citoyens et des forces politiques de gauche les quatre orientations majeures portées par Jean-Pierre Chevènement : une monnaie moins chère pour réindustrialiser la France, une politique de croissance, le maintien de notre souveraineté budgétaire et la construction d'une europe réaliste à partir de ses nations.

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Zemmour & Naulleau sur Paris Première, vendredi 27 janvier 2012.


  • A propos de la défaite de Lionel Jospin en 2002: Un candidat est toujours responsable de son programme, surtout quand il n'en a pas ou peu.
  • En politique, il ne faut jamais régler des comptes. Il y a beaucoup de violence et il faut savoir encaisser. Il faut rester calme et toujours se référer à des valeurs supérieures, à une certaine idée de l'intérêt public. C'est comme ça que j'ai été candidat en 2002 : pour défende des idées.
  • Je peux défendre encore aujourd’hui les thèmes qui étaient ceux de ma campagne. Pour le reste...
  • Les sondages ne sont pas mon problème. Mon souci est de toucher l'intelligence des Français et des candidats.
  • Je ne suis pas du tout hostile à Jean-Luc Mélenchon. Néanmoins, je ne pense pas qu'il situe sa candidature dans la même perspective que la mienne.
  • Le génocide arménien n'est pas contestable mais, pour moi, c'est l'intérêt de la République qui compte. Toute loi qui pénalise dans un domaine qui est celui de la liberté d'expression me déplaît. Cette loi est une manœuvre électoraliste.
  • Les lois mémorielles ne sont pas une bonne idée. Dans la République, on se bat avec des arguments. Quand ils sont bons, ils finissent par triompher.

  • A propos de ses démissions : J'aurais pu démissionner beaucoup plus souvent. Je me suis borné à démissionner dans 3 circonstances importantes : le tournant libéral, la guerre du Golfe, la Corse.
  • François Hollande, rendons lui au moins ce mérite, a dit qu'il réviserait le traité européen prévu par N.Sarkozy et A.Merkel et qu'il y ajouterait des moteurs de croissance.
  • J'écoute ce que dit François Hollande. Je sais qu'entre les mots il y a des vides dans lesquels peuvent se glisser bien des ambiguïtés.
  • En politique on ne peut pas échapper à la dimension du pari. J'ai pensé influencer François Mitterrand, je l'ai d'ailleurs fait pendant 10 ans. J'ai voulu influencer Lionel Jospin et Segolène Royal. Je pourrais vouloir influencer François Hollande, mais je ne sais pas si je le peux. Si je le peux, ce serait mon devoir.
  • A propos du maintien de sa candidature : C'est un tableau d'ensemble qu'il faut regarder. Pour l'instant, je n'ai pas arrêté mon jugement. J'observe. Je suis le candidat pédagogue, le conseiller pédagogique à la fois de la gauche et de la France.

Une tribune de Jean-Pierre Chevènement parue sur Rue89, jeudi 8 décembre 2011. 
Dans toute l’Europe, les défaites voire les déroutes de la gauche se révèlent liées à un décrochage d’avec les couches populaires. C'est ce scénario qu'il faut éviter en 2012 en France.


Pour gagner en 2012, la gauche doit retrouver le sens du peuple
En mai dernier, la Fondation Terra Nova proposait sans fard dans une note (1) désormais célèbre une clarification de la stratégie électorale du Parti socialiste. Celle-ci reposait sur une redéfinition de la coalition sociale que devait constituer la gauche pour l’emporter au second tour de l’élection présidentielle. Il faudrait en partie faire une croix sur les catégories populaires, rétives à l’imaginaire heureux de la mondialisation et soucieuse de protections, et s’appuyer sur de nouvelles catégories démographiques : les jeunes, les « minorités », et les « gagnants » de la mondialisation. Bien que cette note ait alors suscité une levée de boucliers, elle avait le mérite d’exposer publiquement les soubassements idéologiques d’une certaine gauche sociale-libérale. 

Un essai (2) bref vient rappeler au candidat du Parti socialiste que 2012 ne se gagnera pas sans le peuple. Plusieurs contributions, dans un ensemble dense, méritent en particulier qu’on s’y arrête. 

D’abord, ainsi que le rappelle avec clarté Rémi Lefebvre, « le poids des catégories populaires n’a guère diminué depuis trente ans (60% de la population si on agrège ouvriers et employés) ». La France compte encore en effet 8 millions d’employés et 6 millions d’ouvriers. Si certains patrons rêvaient d’« entreprises sans usines » au début de la décennie 2000, contribuant ainsi à la démobilisation industrielle, il vaudrait mieux se garder chez certains « penseurs » de rêver d’une France sans ouvriers. Le « politiquement pensable à gauche » devrait être capable de construire une victoire électorale à partir de cette réalité sociologique.

Ensuite, ainsi que l’écrit avec lucidité Christophe Guilluy, « la nouvelle géographie sociale nous enseigne que la gauche est forte là où le peuple est faible ». La gauche gagne en effet dans les métropoles mondialisées qui tirent leur épingle du jeu de l’ouverture des marchés et utilisent l’immigration pour les emplois de services non qualifiés. Ailleurs, dans les zones périurbaines et rurales qui accueillent la majorité des classes populaires et moyenne, elle fait pâle figure. Dans ces terres invisibles des rédactions des grands médias, les électeurs oscillent entre abstention et vote Front National. Mais, dès qu’un candidat s’adresse à eux et promet de prendre en compte leur aspiration à la protection, ils sont immédiatement remobilisés politiquement (c’est l’exemple de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007). Ces territoires concentrent les difficultés économiques et subissent de plein fouet les délocalisations industrielles et les fermetures d’usines. Leurs habitants sont hostiles au multiculturalisme et réclament une régulation de l’immigration et une protection culturelle qui sécurisent leur environnement de vie. Ces préoccupations populaires ne relèvent pas d'une dérive extrémiste. Il existe des réponses progressistes : une sécurité de proximité, rejetant l'angélisme comme le tout-sécuritaire, une loi qui soit la même pour tous, un Etat recouvrant sa mission au service des citoyens, un commerce extérieur régulé, une identité républicaine de la France, nation politique et non ethnique. A la condition que la gauche assume sa mue républicaine. En tout cas, « c’est dans cette ‘France périphérique’, à l’écart des métropoles mondialisées, que se jouera 2012, comme 2007 », insiste Guilluy (3). 

A ces dimensions économiques, sociales et culturelles, s’ajoute la réalité d’une école en panne. Camille Peugny souligne de son côté la permanence des inégalités scolaires et leur enracinement chez les catégories populaires. Deux priorités devraient être clairement dessinées pour relever l’école de la République, ainsi que je l’expose dans mon dernier livre (4). D’abord, l’école primaire et maternelle où l’échec scolaire doit être ramené de 4 à 1. Ceux qui échouent au collège et au lycée sont ceux qui ont échoué dès l’enfance. Ensuite, par un effort considérable dans l’enseignement supérieur pour amener au niveau de la licence (Bac +3) 50% d’une classe d’âge. Les couches populaires seront les premiers bénéficiaires de cette politique qui devra être replacée dans un grand programme pour l’égalité. 

Point n’est besoin d’être démagogue pour parler aux catégories populaires, car celles-ci font l’expérience concrète de la mondialisation et de la crise. La description que fait Philippe Guibert dans son texte du durcissement des conditions de travail des salariés est saisissante de vérité, ainsi que le récit des astuces et stratégies pour « boucler le mois ». 

Les classes populaires et moyennes ont compris depuis longtemps que sans base productive solide, sans industrie avec des emplois stables et correctement payés, aucun système social n’était finançable à long terme. Leur scepticisme de longue date concernant les bienfaits d’une mondialisation supposément « heureuse » n’est que la traduction d’une vision beaucoup plus réaliste de ses effets que ne l’ont nos supposées « élites », qui n’ont, depuis trente ans, rien vu venir. C’est pourquoi un discours fort sur la nécessité de redévelopper une activité industrielle en France, et sur les territoires, à l’abri d’une monnaie moins chère (euro ou monnaie commune) a toutes les chances d’être entendu. Mais encore doit-il être tenu avec la force, la constance et la clarté nécessaires pour redonner l’espoir qui fait tant défaut aujourd’hui. 

Pour gagner en 2012, il faudra que la gauche parle au peuple à nouveau, qu’elle retrouve « le sens du peuple » (5). Pour gagner puis pour gouverner dans la durée. 

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1) Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?, Bruno Jeanbart, Olivier Ferrand, Romain Prudent, Fondation Terra Nova, mai 2011 
2) Plaidoyer pour une gauche populaire, Laurent Baumel et François Kalfon (sous la direction), Le Bord de l’eau, novembre 2011 
3) Voir également les actes du séminaire « Que sont devenues les couches populaires ? », Fondation Res Publica, 30 novembre 2009 
4) Sortir la France de l’impasse, Fayard, octobre 2011 
5) selon l’expression de Laurent Bouvet dans la dernière contribution de l’ouvrage. 

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LE PRÉSIDENT DU MOUVEMENT RÉPUBLICAIN ET CITOYEN

« Je suis scandalisé par cet accord »

 

La campagne de Chevènement lancée hier à Montpellier.

 

Jean-Luc Laurent, en quoi consiste votre venue ici à Montpellier ?

 

Je vais à la rencontre des responsables de notre mouvement et je leur explique les objectifs de la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement. Si cette élection est nationale, il y a des réalités territoriales.

 

Quel est le message que vous faites passer ?

 

Depuis que Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature, le 5 novembre, nous essayons de faire partager notre projet à l’ensemble de nos concitoyens. Un exemple ? Notre candidat est celui qui a annoncé, il y a quelques années, que la crise allait arriver. C’est lui qui était dans le vrai alors que les socialistes n’ont rien vu venir.

 

Dans l’actualité, comment avez-vous ressenti l’accord législatif signé entre EELV et le Parti socialiste ?

 

Je suis scandalisé par cet accord. C’est à croire qu’il n’y a pas eu de prise en compte de l’intérêt général. C’est

vraiment du n’importe quoi. Vous vous rendez compte que nous allons brader l’un des fleurons de notre industrie pour quelques places à l’Assemblée ? Et puis, cette sortie du nucléaire va peser très fortement sur le prix de l’électricité. Il faut que les Français sachent que pour les particuliers et pour les entreprises, c’est un surcoût de 40 % sur les futures factures.

 

Vous tapez sur les socialistes pour faire monter les enchères. Est-ce que Jean-Pierre Chevènement va vraiment aller jusqu’au bout ?Ne va-t-il pas se retirer comme en 2007 ? 

 

(blanc) Il est candidat. Point. C’est un homme qui veut faire bouger les lignes. Nous pensons que la politique de l’austérité n’est pas le bon choix pour nos concitoyens. Les actions prises sur la crise vont encore augmenter la crise. Tous ces plans de rustine ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Il faut une réponse durable mais, pour l’instant, ni droite ni gauche ne propose le vrai changement.

 

Que faudrait-il faire par exemple ?

 

Il faut mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne. Ça doit être un outil de croissance, il faut que la BCE achète de la dette et émette de nouvelles liquidités.

 

Comme aux Etats-Unis?

 

Exactement.

 

Et le projet du PS?

 

Mais le Parti socialiste n’a pas de projet ! Il est inadapté à la crise de l’euro. Du reste, j’ai bien entendu François Hollande nous dire qu’il ferait des propositions, mais pas avant janvier. Nous, nous avons déjà dix propositions parfaitement encadrées. Comme je vous le disais, avec nous, les choses vont bouger. C’est pourquoi je suis venu délivrer une feuille de route : nous avons mis en place des comités départementaux de soutien dans tout le Languedoc-Roussillon. Nous sommes en place pour 2012.


 

Propos recueillis par YANN MAREC

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