Editorial

" L'honneur et la responsabilité de succéder à Chantal Décosse "

  

 

C'est un grand honneur pour moi de succéder à Chantal Décosse en tant que 1er Secrétaire départemental du MRC dans les Pyrénées-Orientales.

Chantal a su maintenir le cap de notre mouvement durant sa période la plus difficile avec notamment les critiques injustes suite aux présidentielles de 2002, et la désertion de notre ancien responsable local...

En effet, dans les Pyrénées-Orientales, le MRC a continué de faire entendre sa voix lors des scrutins locaux et nationaux, mais également en organisant des conférences thématiques de grande qualité afin de permettre le débat dans une grande union de la gauche : une idée très chère à Chantal.

 

C'est également une importante responsabilité qui m'incombe, car plus que jamais, nos concitoyens ont besoin d'idées et de valeurs républicaines. Il appartient au MRC 66 de continuer à se développer afin de proposer des solutions efficaces pour notre territoire et ses habitants.

 

Dans cet objectif, je peux compter sur l'ensemble des membres du MRC avec Chantal en tête, ainsi que Philippe Xancho (nouveau trésorier départemental et régional du mouvement), et tous ceux qui accepteront d'être les référents thématiques (éducation, relations avec les syndicats, sécurité, relations avec les partis...) lors de notre prochaine réunion en janvier.

 

 

Olivier Amiel

republique66@gmail.com

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La Commission éducation de la Fédération départementale du Mouvement Républicain et Citoyen communique :

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen regrette et condamne la décision du Ministère de l'éducation nationale de ne pas retenir le Collège Jean Moulin en Zone d'Education Prioritaire (ZEP) dans sa nouvelle dénomination d'Ecoles Collèges Lycées pour l'Ambition l'Innovation et la Réussite (ECLAIR) à partir de la rentrée 2012.

Le secteur de Jean Moulin nécessite des moyens supplémentaires afin de pouvoir continuer à répondre au besoin toujours primordial de quartiers défavorisés de Perpignan.

La proposition d'une ZEP de "second niveau" par le biais du Réseau de réussite scolaire (RRS) n'est pas satisfaisante et prouve un renoncement face à la difficile mais nécessaire tache des dispositifs éducatifs correcteurs. C'est pourquoi, le MRC apporte son soutien plein et entier aux enseignants et personnels grévistes du Collège.

 

Chantal Décosse
Danielle Korn
Bernard Nicolas

Olivier Amiel

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La Fédération départementale du Mouvement Républicain et Citoyen des Pyrénées-Orientales (MRC66) est fière de pouvoir vous présenter sa première candidature pour les élections législatives de juin 2012.

Suite à sa désignation après un vote à l'unanimité du Conseil national de notre mouvement, il a été décidé que Mademoiselle Atika El Bourimi représentera le parti de Jean-Pierre Chevènement lors des prochaines élections législatives sur la 1e circonscription des Pyrénées-Orientales (Perpignan III IV V VII IX - Bompas - Cabestany - Toulouges - Canahoès - Pollestres).

Compétente et dynamique, Atika El Bourimi est titulaire d'un DEA en Droit international privé ainsi que d'un Master de Tourisme. Elle travaille actuellement en tant que juriste et professionnelle du tourisme.

Très impliquée dans la vie associative de Perpignan et du département depuis de nombreuses années, elle est notamment responsable du comité local du groupe de réflexion "Nouvelle France" de Karim Zéribi.

La candidature d'Atika El Bourimi représente l'aspiration pour un renouvellement républicain et responsable proposé dans le Programme de Salut Public de Jean-Pierre Chevènement afin de "Sortir la France de l'impasse".

Comme avec le présent communiqué, le MRC 66 annoncera d'ici quelques jours son candidat pour la 3e circonscription (Perpignan II VI VIII - Prades - Vinça - Millas - Olette - Mont-Louis - Saillagouse).

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Initié par le MRC (Mouvement républicain et citoyen), une conférence-débat a eu lieu cette semaine animée par Robert Folcher, contrôleur général de la police, ancien directeur départemental et ancien conseiller de cabinet du ministère de l'Intérieur avec Jean-Pierre Chevènement. Robert Folcher rappelait que "la vidéosurveillance fut instaurée par la loi Pasqua en 1995. C'est en 2007, après les attentats de Londres, que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, invita les communes à se doter de ce système".

"Un système coûteux"

"Cet été, a indiqué Robert Folcher, la Cour des comptes rendait un rapport sévère envers la vidéo protection, système qui coûte très cher et n'a pas de résultats probants". C'est le préfet qui donne l'agrément après demande de la mairie mais dans certaines conditions. La municipalité doit alors justifier de la nécessité de l'implantation par une cartographie de la délinquance sur la ville. "Seul un personnel spécifique et formé peut visionner les images et celles-ci doivent être détruites au bout d'un mois . Alors que c'est à l'Etat de protéger les individus, il se désengage ainsi sur le dos des municipalités et donc des contribuables. Des sociétés privées se sont emparées du marché, ce sont elles qui vendent des caméras et poussent à vendre encore plus. Ce système est à utiliser comme complément car rien ne peut remplacer une patrouille à pied".

Utile pour la ville ou non ?

Chantal Decosse, qui invitait au nom du MRC Robert Folcher, demandait enfin si la commune a un besoin urgent de caméras de surveillance, coeur du sujet. "C'est une bourgade où tout le monde se connaît, plaide-t-elle, il n'y existe pas l'anonymat d'une grande ville. D'autres solutions ne peuvent-elles être envisagées ?"

Et de lister quand même les problèmes qui sont constatés dans la commune : le trafic de drogue avec ses conséquences ; les dégradations sur les voitures (pneus crevés, pare-brise brisés, vols) ; la délinquance itinérante ; les nuisances au centre-ville dues à la proximité de trois bars ou boîtes de nuit, très rapprochées, sur un petit périmètre.

"La commune s'est dotée de cinq policiers municipaux, concluait la conseillère municipale, ne peut-on les utiliser d'une manière plus rationnelle et aux heures où on a constaté les problèmes les plus fréquents ?"

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Débat le jeudi 12 janvier à partir de 18h30 à la salle de l'Union de Céret sur le thème : "Que peut nous apporter la vidéo-surveillance ?" en présence de Chantal DÉCOSSE, Conseillère municipale de Céret, et de Robert FOLCHER, Controleur Général Honoraire de la Police Nationale et Conseiller municipal de Perpignan.

 

"Video-protection : Rêves et réalité" par Robert Folcher, Conseiller municipal MRC de Perpignan

Une tribune de Jean-Pierre Chevènement parue sur Rue89, jeudi 8 décembre 2011. 
Dans toute l’Europe, les défaites voire les déroutes de la gauche se révèlent liées à un décrochage d’avec les couches populaires. C'est ce scénario qu'il faut éviter en 2012 en France.


Pour gagner en 2012, la gauche doit retrouver le sens du peuple
En mai dernier, la Fondation Terra Nova proposait sans fard dans une note (1) désormais célèbre une clarification de la stratégie électorale du Parti socialiste. Celle-ci reposait sur une redéfinition de la coalition sociale que devait constituer la gauche pour l’emporter au second tour de l’élection présidentielle. Il faudrait en partie faire une croix sur les catégories populaires, rétives à l’imaginaire heureux de la mondialisation et soucieuse de protections, et s’appuyer sur de nouvelles catégories démographiques : les jeunes, les « minorités », et les « gagnants » de la mondialisation. Bien que cette note ait alors suscité une levée de boucliers, elle avait le mérite d’exposer publiquement les soubassements idéologiques d’une certaine gauche sociale-libérale. 

Un essai (2) bref vient rappeler au candidat du Parti socialiste que 2012 ne se gagnera pas sans le peuple. Plusieurs contributions, dans un ensemble dense, méritent en particulier qu’on s’y arrête. 

D’abord, ainsi que le rappelle avec clarté Rémi Lefebvre, « le poids des catégories populaires n’a guère diminué depuis trente ans (60% de la population si on agrège ouvriers et employés) ». La France compte encore en effet 8 millions d’employés et 6 millions d’ouvriers. Si certains patrons rêvaient d’« entreprises sans usines » au début de la décennie 2000, contribuant ainsi à la démobilisation industrielle, il vaudrait mieux se garder chez certains « penseurs » de rêver d’une France sans ouvriers. Le « politiquement pensable à gauche » devrait être capable de construire une victoire électorale à partir de cette réalité sociologique.

Ensuite, ainsi que l’écrit avec lucidité Christophe Guilluy, « la nouvelle géographie sociale nous enseigne que la gauche est forte là où le peuple est faible ». La gauche gagne en effet dans les métropoles mondialisées qui tirent leur épingle du jeu de l’ouverture des marchés et utilisent l’immigration pour les emplois de services non qualifiés. Ailleurs, dans les zones périurbaines et rurales qui accueillent la majorité des classes populaires et moyenne, elle fait pâle figure. Dans ces terres invisibles des rédactions des grands médias, les électeurs oscillent entre abstention et vote Front National. Mais, dès qu’un candidat s’adresse à eux et promet de prendre en compte leur aspiration à la protection, ils sont immédiatement remobilisés politiquement (c’est l’exemple de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007). Ces territoires concentrent les difficultés économiques et subissent de plein fouet les délocalisations industrielles et les fermetures d’usines. Leurs habitants sont hostiles au multiculturalisme et réclament une régulation de l’immigration et une protection culturelle qui sécurisent leur environnement de vie. Ces préoccupations populaires ne relèvent pas d'une dérive extrémiste. Il existe des réponses progressistes : une sécurité de proximité, rejetant l'angélisme comme le tout-sécuritaire, une loi qui soit la même pour tous, un Etat recouvrant sa mission au service des citoyens, un commerce extérieur régulé, une identité républicaine de la France, nation politique et non ethnique. A la condition que la gauche assume sa mue républicaine. En tout cas, « c’est dans cette ‘France périphérique’, à l’écart des métropoles mondialisées, que se jouera 2012, comme 2007 », insiste Guilluy (3). 

A ces dimensions économiques, sociales et culturelles, s’ajoute la réalité d’une école en panne. Camille Peugny souligne de son côté la permanence des inégalités scolaires et leur enracinement chez les catégories populaires. Deux priorités devraient être clairement dessinées pour relever l’école de la République, ainsi que je l’expose dans mon dernier livre (4). D’abord, l’école primaire et maternelle où l’échec scolaire doit être ramené de 4 à 1. Ceux qui échouent au collège et au lycée sont ceux qui ont échoué dès l’enfance. Ensuite, par un effort considérable dans l’enseignement supérieur pour amener au niveau de la licence (Bac +3) 50% d’une classe d’âge. Les couches populaires seront les premiers bénéficiaires de cette politique qui devra être replacée dans un grand programme pour l’égalité. 

Point n’est besoin d’être démagogue pour parler aux catégories populaires, car celles-ci font l’expérience concrète de la mondialisation et de la crise. La description que fait Philippe Guibert dans son texte du durcissement des conditions de travail des salariés est saisissante de vérité, ainsi que le récit des astuces et stratégies pour « boucler le mois ». 

Les classes populaires et moyennes ont compris depuis longtemps que sans base productive solide, sans industrie avec des emplois stables et correctement payés, aucun système social n’était finançable à long terme. Leur scepticisme de longue date concernant les bienfaits d’une mondialisation supposément « heureuse » n’est que la traduction d’une vision beaucoup plus réaliste de ses effets que ne l’ont nos supposées « élites », qui n’ont, depuis trente ans, rien vu venir. C’est pourquoi un discours fort sur la nécessité de redévelopper une activité industrielle en France, et sur les territoires, à l’abri d’une monnaie moins chère (euro ou monnaie commune) a toutes les chances d’être entendu. Mais encore doit-il être tenu avec la force, la constance et la clarté nécessaires pour redonner l’espoir qui fait tant défaut aujourd’hui. 

Pour gagner en 2012, il faudra que la gauche parle au peuple à nouveau, qu’elle retrouve « le sens du peuple » (5). Pour gagner puis pour gouverner dans la durée. 

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1) Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?, Bruno Jeanbart, Olivier Ferrand, Romain Prudent, Fondation Terra Nova, mai 2011 
2) Plaidoyer pour une gauche populaire, Laurent Baumel et François Kalfon (sous la direction), Le Bord de l’eau, novembre 2011 
3) Voir également les actes du séminaire « Que sont devenues les couches populaires ? », Fondation Res Publica, 30 novembre 2009 
4) Sortir la France de l’impasse, Fayard, octobre 2011 
5) selon l’expression de Laurent Bouvet dans la dernière contribution de l’ouvrage. 

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LE PRÉSIDENT DU MOUVEMENT RÉPUBLICAIN ET CITOYEN

« Je suis scandalisé par cet accord »

 

La campagne de Chevènement lancée hier à Montpellier.

 

Jean-Luc Laurent, en quoi consiste votre venue ici à Montpellier ?

 

Je vais à la rencontre des responsables de notre mouvement et je leur explique les objectifs de la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement. Si cette élection est nationale, il y a des réalités territoriales.

 

Quel est le message que vous faites passer ?

 

Depuis que Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature, le 5 novembre, nous essayons de faire partager notre projet à l’ensemble de nos concitoyens. Un exemple ? Notre candidat est celui qui a annoncé, il y a quelques années, que la crise allait arriver. C’est lui qui était dans le vrai alors que les socialistes n’ont rien vu venir.

 

Dans l’actualité, comment avez-vous ressenti l’accord législatif signé entre EELV et le Parti socialiste ?

 

Je suis scandalisé par cet accord. C’est à croire qu’il n’y a pas eu de prise en compte de l’intérêt général. C’est

vraiment du n’importe quoi. Vous vous rendez compte que nous allons brader l’un des fleurons de notre industrie pour quelques places à l’Assemblée ? Et puis, cette sortie du nucléaire va peser très fortement sur le prix de l’électricité. Il faut que les Français sachent que pour les particuliers et pour les entreprises, c’est un surcoût de 40 % sur les futures factures.

 

Vous tapez sur les socialistes pour faire monter les enchères. Est-ce que Jean-Pierre Chevènement va vraiment aller jusqu’au bout ?Ne va-t-il pas se retirer comme en 2007 ? 

 

(blanc) Il est candidat. Point. C’est un homme qui veut faire bouger les lignes. Nous pensons que la politique de l’austérité n’est pas le bon choix pour nos concitoyens. Les actions prises sur la crise vont encore augmenter la crise. Tous ces plans de rustine ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Il faut une réponse durable mais, pour l’instant, ni droite ni gauche ne propose le vrai changement.

 

Que faudrait-il faire par exemple ?

 

Il faut mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne. Ça doit être un outil de croissance, il faut que la BCE achète de la dette et émette de nouvelles liquidités.

 

Comme aux Etats-Unis?

 

Exactement.

 

Et le projet du PS?

 

Mais le Parti socialiste n’a pas de projet ! Il est inadapté à la crise de l’euro. Du reste, j’ai bien entendu François Hollande nous dire qu’il ferait des propositions, mais pas avant janvier. Nous, nous avons déjà dix propositions parfaitement encadrées. Comme je vous le disais, avec nous, les choses vont bouger. C’est pourquoi je suis venu délivrer une feuille de route : nous avons mis en place des comités départementaux de soutien dans tout le Languedoc-Roussillon. Nous sommes en place pour 2012.


 

Propos recueillis par YANN MAREC

Jean-Luc Laurent Président MRC

Réunion régionale demain matin à Montpellier en présence de Jean-Luc Laurent, Président national du MRC.

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