Editorial

par Chantal DECOSSE - Premier secrétaire départemental

 

Que peut-on retirer comme enseignement du résultat des dernières élections municipales et cantonales ?

Le vote s’est majoritairement porté à gauche. On peut s’en réjouir. Mais on peut aussi se poser la question de savoir si c’est un véritable choix pour la gauche qui s’est exprimé à cette occasion. Ne serait-ce pas plutôt un rejet du gouvernement UMP actuel ?

Il est urgent pour tous les partis de gauche, qu’ils soient socialistes, communistes, écologistes, républicains, de se rencontrer et de reprendre " les fondamentaux " afin de construire un projet ensemble, cohérent, loin des guéguerres habituelles entre partis.

La situation économique et sociale étant très inquiétante, c’est à nous, militants de gauche, de nous retrousser les manches afin de protéger les citoyens et leur offrir un projet digne de foi en l’avenir. Les dérives anti-partis politiques ne doivent pas nous arrêter. C’est de notre responsabilité dont il est question.

 

 

Vidéos :

 

Conférence de Presse MRC / PS / PRG (18 avril) :

 http://mrc66.over-blog.com/article-6493817.html

 

Réunion publique MRC / PS (10 avril) :

http://mrc66.over-blog.com/article-6393624.html

Agenda

Réunion départementale

 7 juillet à 18h30 (Céret)

Contactez Chantal

 

 

 

Mardi 8 juillet 2008

Déclaration commune du MRC, du PCF, du PRG et du PS, 1er juillet 2008

Les priorités de la présidence française de l’Union européenne sont fixées. Elles concernent principalement : l’immigration, l’Union pour la Méditerranée, l’environnement et la lutte contre le changement climatique, l’énergie, la politique de défense. En arrière plan, le gouvernement français prévoit également d’aborder la question de la réforme de la PAC, de l’Europe du futur, de la politique économique, de l’influence de l’Europe sur la scène internationale, du renouvellement des institutions européennes.

Le référendum irlandais qui a vu la nette victoire du non ne traduit pas un rejet de l’Europe mais une exigence de réorientation des politiques en clarifiant les priorités de la construction européenne. C’est ce qu’entend proposer la gauche, à un moment où le gouvernement, en acceptant un compromis sur le temps de travail au niveau européen, fait sauter la durée légale pourtant fixée à 48h hebdomadaire. Ce choix fait au nom de la France par Nicolas Sarkozy est significatif de ce que va être cette présidence : transposer à l’échelle de l’Europe la politique aujourd’hui conduite en France. C’est le choix de l’adaptation à la globalisation économique libérale.

Face aux conséquences de ces choix de Nicolas Sarkozy, les partis de gauche proposent d’autres priorités pour la présidence française de l’Union européenne, qui permettent de répondre à la fois aux attentes sociales, aux enjeux environnementaux, à la préservation de la paix, à la coopération et au développement avec l’Afrique et la Méditerranée.

Cela implique la définition de priorités.

 

1ère priorité : la question sociale en Europe : croissance, emploi, pouvoir d’achat, salaires, retraites.

Cette question sociale ne peut être affrontée sans réorientation de la stratégie économique qui prévaut en Europe aujourd’hui. Elle implique que la question sociale soit au cœur de la coordination des politiques économiques dans la zone euro et un changement des objectifs de la Banque centrale. Les droits sociaux existants doivent être préservés, notamment en ce qui concerne le droit du travail. De même, la lutte pour l’emploi, la sécurisation des salariés contre la précarisation des conditions de travail doit être une priorité pour l’Europe. Elle doit notamment avoir pour objectif et d’avoir comme objectif l’instauration d’un salaire minimum dans tous les pays européens.

Il s’agit pour les partis de gauche de renforcer et d’harmoniser les politiques sociales protectrices à l’échelle européenne, de garantir une clause de sauvegarde sociale pour qu’aucune directive relative au marché intérieur ne remette en cause les droits sociaux existants dans un Etat membre.

 

2ème priorité : face à la crise financière, qui traduit une crise profonde du système financier mondial, il faut renforcer les pouvoirs de contrôle des marchés financiers et modifier la politique monétaire et de crédit de la Banque centrale européenne au profit de l’emploi, de la recherche, de la formation et de l’investissement dans les grandes infrastructures de transport collectif et de communication.

 

3ème priorité : lancer une vraie politique européenne pour l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Cette politique doit concrétiser les objectifs visant à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, à développer les énergies renouvelables, les économies d’énergie et lancer les bases d’une fiscalité environnementale. L’Europe doit défendre le principe du service public de l’énergie, et tirer les leçons des politiques de libéralisation du marché de l’énergie menées depuis une dizaine d’année.

 

4ème priorité : promouvoir et protéger les services publics, en particulier par la mise en œuvre d’une directive cadre sur les services publics.

 

5ème priorité : face à la crise alimentaire, il faut affirmer l’impératif d’une Politique agricole commune et le maintien d’une préférence communautaire dans le contexte de cette crise mondiale. Cela implique aussi la régulation des marchés agricoles et la prise en compte de l’environnement et de l’aménagement du territoire rural.

 

6ème priorité : concevoir une politique internationale européenne qui refuse tout alignement sur la politique américaine. A propos de l’Afghanistan, cette politique doit privilégier l’aide au développement promis par les Nations unies et non pas l’envoi de troupes.

 

7ème priorité : engager une politique européenne ambitieuse pour le développement de l’Afrique s’appuyant sur la suppression de la dette au profit d’investissements locaux dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’écologie en construisant un vrai partenariat euro-méditerranéen qui respecte les engagements en termes d’aide publique au développement et des initiatives fortes pour la paix au Proche-Orient. La politique d’immigration doit être fondée sur un vrai co-développement et non sur la seule vision sécuritaire et répressive du président de la République.

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Lundi 23 juin 2008

Le congrès du Mouvement républicain et citoyen (MRC), réuni dimanche au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne, a élu Jean-Pierre Chevènement à la présidence de ce parti dont il était jusqu'à présent le président d'honneur.

Les 178 délégués, réunis depuis samedi dans cette ville du Val-de-Marne, ont voté à une large majorité (167 pour, 11 bulletins blancs ou nuls) pour M. Chevènement, 69 ans, fondateur du parti et seul candidat en lice.

"J'ai accepté la présidence effective du MRC, que je n'avais encore jamais exercée, pas seulement pour le MRC mais pour la refondation de la gauche, de la République et de la France", a affirmé l'ancien ministre à l'issue du vote.

"La tâche est rude pour remettre la gauche à la responsabilité, pour qu'elle renoue avec le couches populaires" et "pour que 2012 ne soit pas une nouvelle défaite mais une nouvelle ère pour la République et pour la France", a-t-il ajouté.

Le MRC est né en 2003, prenant la suite du Mouvement des citoyens que Jean-Pierre Chevènement avait créé en 1993 après avoir quitté le PS.

Les délégués ont adopté également une motion approuvant la stratégie proposée par M. Chevènement, appelant à un "grand parti de toute la gauche" avec d'autres forces comme le PS et PCF.

Ce dernier propose la mise en place de "forums pour l'unité" débouchant sur "des assises de la gauche en 2009" et arriver, au plus tard en 2011, à un "congrès de rassemblement" de la gauche dans la perspective de la présidentielle de 2102.

Georges Sarre (jusque là premier secrétaire) est élu membre du secrétariat national du parti, qui compte aussi Christian Hutin, seul député MRC, et Jean-Luc Laurent, maire MRC du Kremlin-Bicêtre.

Le discours de Jean-Pierre Chevènement :
http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=420
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Samedi 7 juin 2008


Toutes les informations concernant le Congrès du MRC au Kremlin-Bicêtre les 21 et 22 juin, sont ici :

http://mrc94.fr/congres2008kb.htm

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Mardi 20 mai 2008


Le MRC (chevènementiste) estime que la gauche doit "engranger" le bénéfice du projet de réforme constitutionnelle, qui représente "une avancée" pour ce qui est du renforcement du rôle du Parlement, tout en réclamant d'autres "avancées" notamment sur le scrutin sénatorial.

Le projet de réforme des institutions doit être jugé à "l'aune" d'un principe: "rééquilibrer les droits du Parlement par rapport à ceux du pouvoir exécutif", estime dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen.

A cet égard, "la réévaluation du rôle du Parlement résultant du projet de réforme constitutionnelle représente globalement une avancée", estime le parti qui n'a qu'un député à l'Assemblée nationale.

"Sans cesser de défendre d'autres avancées, comme un mode de scrutin plus juste pour l'élection des sénateurs, le MRC considère que la gauche doit 'engranger' cette réforme".

Pour le MRC, "le partage de la définition de l'ordre du jour, la limitation de la portée de l'article 49-3, le vote des assemblées sur les textes adoptés en Commission, l'abandon bienvenu des velléités de redéfinition des pouvoirs entre les deux têtes de l'exécutif vont indiscutablement dans le sens souhaitable".

"Le Parlement a tout à gagner à cette rupture avec des dispositions instaurant un 'parlementarisme rationnalisé'
, qui pouvaient avoir un sens il y a cinquante ans", estime le parti de Jean-Pierre Chevènement.

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Vendredi 9 mai 2008

Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du banquet républicain de Gauche Avenir, à l'initiative de Marie-Noëlle Lienemann (photo), le lundi 5 mai 2008.

La gauche est solidement installée dans le paysage local mais elle ne peut oublier qu'elle a échoué à trois reprises à conquérir le pouvoir d'Etat, à l'occasion des élections présidentielles de 1995, 2002 et 2007. Cette incapacité est-elle rédhibitoire ?

I – La gauche est placée devant un grand défi : la conquête du pouvoir d'Etat.

1. La politique engagée par Nicolas Sarkozy répond à un dessein illusoire : celui d'adapter la France à la mondialisation

L'abaissement du coût du travail est une impasse pour la France comme pour l'Europe. Ce n'est pas de cette manière que nous restaurerons notre compétitivité face à la Chine, l'Inde, etc. On nous donne la politique allemande en exemple. Cette politique de compression des coûts s'exerce au détriment des autres pays européens. Elle est de plus en plus rejetée en Allemagne. La politique de Nicolas Sarkozy ne prépare pas l'avenir. Elle tue la croissance. Elle ruine la solidarité. Elle ne répond pas à l'exigence d'un effort partagé.

2. Cette politique est d'autant plus vouée à l'échec que c'est la mondialisation ou plutôt la globalisation qui est entrée en crise.

a) La globalisation : un phénomène à la fois économique et politique. L'ouverture des marchés aux FMN sous les coups de boutoir des Etats-Unis - la domination absolue des marchés financiers - la dictature de l'actionnariat.
b) Cette globalisation est entrée en crise :
- 1997-98 : crises asiatiques, russe, latino-américaines
- 2000 : bulle technologique
- 2007 : crise des subprimes

• l'échec du FMI et l'autonomisation des pays émergents
• la fuite en avant des Etats-Unis, déficits et endettement interne et externe – taux d'intérêt réels négatifs – chute du dollar.
• augmentation du prix du pétrole
La tentation de la coercition militaire et l'enlisement au Moyen-Orient. Les Etas-Unis vivent au-dessus de leurs moyens – surextention impériale. Le problème posé au monde est celui d'un nouveau cycle organisé autour d'un monde multipolaire et de nouvelles règles du jeu.

3. La crise bat en brèche les postulats libéraux

- libre échangisme ;
- refus des politiques industrielles ;
- intervention des Etats au capital des entreprises

4. Elle ouvre un espace à la gauche pour apporter des solutions

a) Nouvelles règles du jeu à l'échelle mondiale – fourchettes de parité monétaires et rétablissement des capacités d'épargne des Etats-Unis ;
Régulation concertée des échanges internationaux : Afrique – APD – pays émergents doivent accepter les normes sociales et environnementales.
Conférences internationales sur le modèle Bretton-Woods.

b) Au niveau européen – modèle européen
- Gouvernement économique de la zone euro
- Croissance et harmonisation fiscale et sociale
- Rôle déterminant de l'Allemagne
- Rôle de catalyse de la France
- Reconnaissance du rôle des Etats

c) Au niveau national :
- Faire face à la récession
- Politique industrielle : les moyens
- Education – recherche – innovation
- Civisme – science – écologie de l'humanité - culture

5. La gauche française est placée devant un grand défi.

a) Eloignement des couches populaires et absence de projet à la hauteur des défis du temps expliquent l'échec de la gauche aux trois dernières élections présidentielles : 1995 – 2002- 2007.
Le contexte est favorable à la fois pour élaborer ce projet et combler cet écart avec les couches populaires.
Plus qu'une alternance fondée sur le rejet, la gauche doit préparer une alternative sérieuse et durable.

b) Pour autant, il ne faut pas sous-estimer la capacité de rebond de Nicolas Sarkozy. Les droites européennes partout jouent sur les réflexes de peur, en exploitant l'insécurité et l'angoisse devant une immigration mal contrôlée. C'est d'une refondation républicaine dont la gauche a besoin. Ne sous-estimons pas les ressources de la démagogie de l'adversaire.


II – Un nouveau départ pour la gauche.

1. La gauche doit dépasser des clivages obsolètes.

a) Le Congrès de Tours en 1920 : entre la thèse de la prise de conscience démocratique des masses et celle de la conscience importée au sein même de la classe ouvrière par un parti d'avant-garde, l'Histoire a tranché, ce qui ne veut pas dire rejet de la théorie, de la réflexion, de la formation et surtout du débat pluraliste.

b) La création du Mouvement des Citoyens en 1993 a correspondu à un double refus : celui de la guerre du Golfe et de l'alignement derrière l'Hyperpuissance américaine, et celui de l'Europe de Maastricht.
Nos critiques sont aujourd'hui mieux comprises, même si nous savons qu'existent toujours au sein du PS un courant de suivisme pro-américain et un courant européiste qui s'est manifesté récemment par l'approbation du traité de Lisbonne. Mais il existe aussi au sein du PS des courants, qui militent pour l'indépendance et pour la réorientation de la construction européenne.

c) Le souci de l'écologie est aujourd'hui largement pris en compte au sein de la gauche tout entière, même s'il existe au plan théorique, un débat sur la Nature, la culture, la raison critique, la science et le progrès.

d) La République aujourd'hui à laquelle les radicaux sont attachés n'est plus contestée, non plus que le rôle du citoyen, en tant qu'il est une parcelle de la souveraineté populaire, mais aussi un individu libre dont l'esprit critique, formé par l'Ecole laïque est nécessaire à la démocratie. Certes l'exigence républicaine, en tant qu'elle implique la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général n'est pas toujours bien comprise. Mais la notion d'intérêt général ne peut s'affiner que dans le débat, à travers une juste hiérarchisation des intérêts et des niveaux d'appartenance.
Ce qui reste de ces clivages doit pouvoir être résorbé par le débat au sein d'un grand parti de toute la gauche.


2. La création de ce grand parti rassemblant toutes les cultures de la gauche peut et doit être l'électrochoc qui permettra une nouvelle refondation comme la gauche a su le faire à Epinay et à toutes les étapes de son histoire.

a) Ce parti doit être ouvert à toutes les sensibilités des plus radicales aux plus gestionnaires dès lors que la perspective gouvernementale est assumée. Croire aux vertus du débat. Il y aura fécondation réciproque. Vouloir créer un parti révolutionnaire à côté d'un parti social-libéral serait ouvrir un boulevard à la droite.

b) Cela ne veut pas dire que ce grand parti de toute la gauche doive faire l'économie d'une analyse de ce qu'est le capitalisme financier aujourd'hui. Le mouvement socialiste depuis ses origines est inséparable d'une critique du capitalisme de son temps. La création du grand parti de toute la gauche doit se faire sur la base d'une conscience claire des formes inédites prises par le développement du capitalisme : dérégulation généralisée et mise en concurrence des territoires et des mains-d'œuvre – souveraineté des marchés financiers, etc.
De même, l'évolution de la construction européenne nous impose de réaffirmer l'ancrage de la gauche dans la nation républicaine, levier de notre responsabilité au monde, comme l'avait très bien compris et formulé Jaurès en son temps. C'est dans ce cadre que la gauche peut faire vivre les valeurs de citoyenneté, de laïcité et de solidarité et opposer une critique à la fois constructive et sans concession à la politique de la droite qui ne vise qu'à adapter la société française à la globalisation financière.

c) Avant de poser le problème des alliances, il faut savoir soi même où l'on habite.

d) Ce grand parti doit être ouvert, démocratique, pluraliste. Son assiette naturelle est le monde du travail et de la création.

e) Seule la réunion et le dialogue sans sectarisme de toutes les cultures de la gauche et de toutes les forces sociales, à l'exception, bien entendu, des rentiers de la Finance, pourra drainer des centaines de milliers de sympathisants et de militants syndicaux et associatifs qui ressentent le besoin d'un engagement politique nouveau, ailleurs que dans des organisations qui les ont déçus.
Seul un grand parti de toute la gauche pourra capter l'énergie des nouvelles générations. C'est dans ce cadre que pourra être entrepris le vigoureux effort de débat, de mise en commun, de synthèse et de mise à niveau, et, bien entendu, de formation de cadres. Notre pays retrouvera ainsi confiance en lui-même et pourra tourner les pages du sarkozysme pour ouvrir la voie à une nouvelle donne, à l'échelle nationale, européenne et mondiale.


3. Les étapes nécessaires.

a) Je propose que toutes les organisations et toutes les personnalités de gauche et de progrès qui le voudront réunissent dans les départements des Forums de l'unité. Ceux-ci auraient à traiter de quelques sujets-clés :
- l'analyse de la globalisation, de sa crise, et des perspectives qu'elle ouvre ;
- la valorisation du travail dans le contexte de la mondialisation ;
- l'avenir de la protection sociale et de la santé ;
- les enjeux de l'éducation et de la recherche ;
- la forme et les étapes du parti à créer.

b) Ces forums pourraient déboucher sur des Assises de la gauche au printemps 2009.

c) Ces Assises prépareraient un projet clair sur la base duquel s'opérerait un rassemblement qui, dans un premier temps, pourrait éventuellement prendre la forme d'une Fédération anticipant sur le grand parti à créer.
C'est dans ce cadre que pourrait intervenir au plus tard au printemps 2011 la désignation par tous les militants du candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 2012.
Ce candidat ne serait pas seul. Il serait porté par un projet collectif et par un élan qu'il nous appartient de faire lever dans le pays sans attendre.

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Vendredi 2 mai 2008

Le Président SARKOZY avait promis qu’il serait " le président du pouvoir d’achat et de la réhabilitation du travail ". On en est loin !

En effet, sur fond de records de bénéfices des grandes entreprises (100 Milliards d’Euros pour les 40 multinationales du CAC en 2007), ceux qui vivent de leur travail (salariés, fonctionnaires, retraités, paysans, petits entrepreneurs…) et ceux qui cherchent un travail, n’ont, eux, jamais vécu aussi mal depuis trente ans.

Ce n’est pas nouveau : depuis l’an 2000, les statistiques démontrent une baisse constante du revenu salarial net moyen, et une perte de pouvoir d’achat de près de 20% pour le monde du travail !

Dans ces conditions, la loi dite de " Modernisation de l’Economie " est une loi de dupes : elle vise à augmenter les superprofits des géants de la grande distribution, sans améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs, et en pressurant encore davantage les petits producteurs agricoles et les P.M.E.. En outre, le gouvernement refuse l’augmentation des bas salaires, et rogne un peu plus le pouvoir d’achat des ménages (franchises médicales, baisse des allocations familiales, etc.). Mais la situation difficile des travailleurs de ce pays a des causes plus profondes encore que les décisions gouvernementales.

Il faut dire la vérité aux Français : si l’on ne change pas profondément les règles de la mondialisation et l’orientation de l’Union Européenne, nous sommes condamnés à la précarité et aux fins de mois difficiles. L’Euro fort et la " concurrence libre et non faussée " pénalisent nos entreprises et engendrent délocalisations, chômage, précarité, nivellement salarial par le bas…

Déjà, nos services publics et notre sécurité sociale sont démantelés, sacrifiés sur l’autel de la mondialisation financière et de l’Europe néo-libérale.

Il est urgent de préparer une véritable alternative à cette politique. Il est urgent de rassembler une majorité sociale et politique pour faire respecter les peuples et le monde du travail par l’Union Européenne et imposer des règles plus justes à la mondialisation.

C’est la dynamique que le Mouvement Républicain & Citoyen veut contribuer à enclencher en appelant à constituer un parti de toute la gauche, pour défendre le monde du travail face au capitalisme financier mondial, et redonner espoir aux citoyens, notamment aux plus jeunes.

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Mercredi 30 avril 2008

 


Diminution des allocations familiales 

Le Mouvement Républicain et Citoyen s'indigne de la décision du gouvernement de diminuer les allocations familiales pour les adolescents.

Il ne se passe pas un jour, désormais, sans que le gouvernement n'annonce, coup de canif après coup de canif, le dépeçage du contrat social.

Alors que l'un des atouts majeurs de la France est sa natalité, cette mesure anti-familles est non seulement injuste, mais irresponsable. D'autant que personne ne peut croire que cette baisse sera compensée par l'augmentation de l'allocation de garde d'enfants, le gouvernement s'abritant en permanence derrière le mauvais état des finances publiques.

On n'en finit pas de payer les conséquences des largesses faites aux plus riches avec le paquet fiscal, et des choix macroéconomiques désastreux du gouvernement, dans le cadre de l'Europe et de la mondialisation néo-libérales.

La Gauche doit se rassembler pour crier "casse-cou" et proposer une alternative politique profonde.

La loi dite de "Modernisation de l'Economie" : loi des dupes !

Duperie, parce qu'on prétend favoriser le consommateur, alors qu'on ne fait qu'offrir aux grandes enseignes de la distribution des facilités supplémentaires de profits. En particulier, on ne répond en rien au piège dans lesquels sont pris les consommateurs victimes des situations quasi monopolistiques. Surtout, on ne répond en rien au problème de l'insuffisance du pouvoir d'achat, qui doit se régler par une augmentation des salaires.

Cette loi est aussi contre-productive, parce que le seul effet véritable qu'elle aura, outre l'accroissement des superprofits de la grande distribution, c'est un coup supplémentaire porté aux petits commerçants, à leur savoir-faire, au lien social qu'ils introduisent dans la ville.

Quant à la "réforme" du livret A, c'est un moyen de draîner l'épargne populaire au pofit des bénéfices des banques et au détriment du financement du logement social, dans un pays où la crise du logement est pourtant paroxystique.

Faute de vouloir développer une vraie politique alternative au niveau européen et mondial, en faveur de la croissance et des salaires, le gouvernement s'empêtre dans la fuite en avant néo-libérale.

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Jeudi 24 avril 2008
Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans l'édition du Monde du 24 avril 2008.


Certains, à gauche, comptent sur la puissance du rejet du pouvoir en place : il suffirait, à leurs yeux, que le Parti socialiste désigne demain un candidat crédible, en cohérence avec le projet social-libéral qu'il porte depuis 1983, éventuellement corrigé à la marge. Pour d'autres, les trois échecs successifs du candidat socialiste à l'élection présidentielle (1995, 2002, 2007) ne sont pas l'effet du hasard, mais la conséquence d'une rupture profonde avec les couches populaires que Ségolène Royal n'a comblé qu'en partie en 2007.

La reconquête de l'électorat populaire n'est pas possible à partir de l'existant. Elle passe par l'organisation d'un électrochoc puissant, débouchant sur la création d'un grand parti de toute la gauche, à condition bien entendu qu'il porte un projet à la hauteur des défis de la crise qui vient. Le mouvement socialiste, depuis les origines, n'a jamais fait l'économie d'une critique du capitalisme de son temps. La refondation de la gauche aujourd'hui ne peut davantage faire l'économie d'une critique approfondie de la globalisation.

Succédant à l'ère du New Deal (1945-1979), la globalisation libérale, voulue de longue date par les Etats-Unis, n'est pas qu'un phénomène économique - l'ouverture généralisée des marchés -, elle est aussi politique : elle ne marche qu'avec l'hégémonie des Etats-Unis, qui ont imposé le dollar comme monnaie mondiale et contrôlent, à travers leurs multinationales, l'essentiel des flux de richesses et notamment de matières premières. La globalisation, à travers la libération des mouvements de capitaux, a débouché sur la domination sans partage du capital financier. La crise financière actuelle trouve son origine dans le surendettement des ménages américains et dans les dérives de la sphère financière.

En réalité, les Etats-Unis n'ont plus les moyens de dominer seuls le monde. Leur politique de fuite en avant dans l'endettement intérieur et extérieur aussi bien qu'en politique étrangère, avec l'invasion de l'Irak, rencontre ses limites. La chute du dollar et l'enlisement militaire au Moyen-Orient rendent manifeste la "surextension impériale", dont l'historien Paul Kennedy avait eu l'intuition dès 1987. Les Etats-Unis cherchent en Europe des supplétifs, mais rien ne saurait enrayer la marche vers un monde multipolaire, avec la montée des grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.) et le retour de la Russie.

La seule question qui se pose est de savoir si nous prétendons contrarier cette évolution en nous mettant, au nom d'un "occidentalocentrisme" à courte vue, à la remorque de la politique néoconservatrice américaine, au risque de tensions et de conflits multipliés, ou si, au contraire, nous voulons que la France et l'Europe tiennent leur rôle pour faire prévaloir le dialogue des cultures et l'autorité du droit international sans lequel il ne peut y avoir de paix durable dans ce monde multipolaire. Ce choix est crucial. Il ordonne toute la politique française. Il n'est pas moins décisif pour la réussite d'un processus de refondation de toute la gauche.

Celle-ci, en effet, doit s'appuyer sur la crise de la globalisation financière pour dessiner les contours du monde nouveau. Les institutions internationales, qui sont au coeur de la globalisation (FMI, OMC), sont en pleine crise : le FMI, contrôlé en fait par les Etats-Unis qui y disposent d'un droit de veto, est frappé d'impuissance et personne n'imagine plus qu'une relance de la croissance puisse résulter d'une nouvelle libéralisation du commerce international. Les pays les plus libéraux aujourd'hui n'hésitent plus à recourir à l'intervention publique, comme si les nationalisations redevenaient légitimes, dès lors qu'il ne s'agit plus que de nationaliser des pertes.

La grande crise qui vient amènera un réexamen critique de tous les postulats libéraux (libre-échangisme, effacement de l'Etat, rejet des politiques industrielles au nom de la "concurrence"). Les règles de l'organisation monétaire et du commerce international sont à revoir. Un grand parti de toute la gauche, en France, doit se donner pour visée l'organisation d'un nouveau New Deal à l'échelle mondiale. Cette nouvelle donne monétaire, sociale, environnementale, implique la réunion de grandes conférences internationales entre pays industrialisés et pays émergents. Encore faut-il pour cela qu'une volonté politique s'exprime. Sinon à quoi servirait la gauche ? Et à quoi servirait la France ?

C'est cette visée qui donnera toute sa puissance et sa légitimité à l'effort de conviction que la gauche devra déployer aussi bien en France vis-à-vis du monde du travail qu'au plan international vers les formations progressistes et vers les pays émergents. C'est ainsi que la gauche française pourra donner une juste perspective aux luttes sociales, particulièrement en ce qui concerne les délocalisations et la préservation, en France et en Europe, d'un tissu productif moderne. La gauche française doit construire autour d'elle une vaste "alliance des productifs".

Les institutions européennes auront à se réformer au feu de la crise. Le recentrage de l'Allemagne sur l'Europe, auquel nous devons contribuer, sera déterminant. Pour maintenir le tissu industriel, l'Etat ne devra se priver d'aucun moyen. Cette nouvelle donne suppose que la gauche française se réapproprie la tradition généreuse de Jaurès qui n'a jamais opposé l'internationalisme et la nation.

Ainsi, c'est à travers la conscience d'une tâche historique exceptionnelle qu'on relèvera la gauche. Je suis convaincu que l'organisation, dans tout le pays, de "forums de l'unité", dès lors que seront abordés les débats de fond, permettra d'attirer des milliers de sympathisants aujourd'hui encore sur le reculoir. Nous créerons ainsi un mouvement irrésistible vers cet "événement-électrochoc" que serait une nouvelle refondation de la gauche, à l'image de celles qui, de 1905 à 1971, ont rythmé son histoire.

Un tel parti doit s'ouvrir à toutes les sensibilités. En effet, un "parti révolutionnaire" dressé contre un parti "social-libéral" ouvrirait un boulevard à la droite. Les communistes, dont l'histoire a eu sa grandeur, trouveront mieux qu'un rôle d'appoint au PS dans la création d'un grand parti de toute la gauche. L'expérience montre que le dialogue entre des sensibilités radicales, voire utopiques, et des sensibilités plus gestionnaires peut être fécond au sein d'une même organisation.

Une phase intérimaire de type fédéral ou confédéral entre les parties constitutives est peut-être inévitable, mais le temps presse. Les échéances sont proches. Ne sous-estimons pas les capacités de rebond de Nicolas Sarkozy. Créons, pendant qu'il en est temps, l'élan nécessaire. Construisons une véritable alternative en prenant appui sur les intérêts indissociables de la France et du monde du travail.
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Vendredi 18 avril 2008

 


Par Jean-Pierre Chevènement

Avec Aimé Césaire, une grande voix, libre et fraternelle, vient de s'éteindre. Celle d'un poète enraciné dans sa terre et fidèle à son peuple, défrichant les chemins de l'avenir. Celle d'un homme incarnant l'idéal d'égalité contre tous les asservissements.

Aimé Césaire était le symbole de la fierté et la dignité d'un combat émancipateur qu'il a mené par la plume et par l'action. Nul n'oubliera qu'il fut, à la Libération, l'avocat de la création des départements d'outre-mer.
Il a donné aux lettres françaises un éclat magnifique et à l'engagement politique sa valeur exemplaire. La France vient de perdre un de ses plus grand fils.
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Lundi 14 avril 2008

Que peut-on retirer comme enseignement du résultat des dernières élections municipales et cantonales ?

Le vote s’est majoritairement porté à gauche. On peut s’en réjouir. Mais on peut aussi se poser la question de savoir si c’est un véritable choix pour la gauche qui s’est exprimé à cette occasion. Ne serait-ce pas plutôt un rejet du gouvernement UMP actuel ?

Il est urgent pour tous les partis de gauche, qu’ils soient socialistes, communistes, écologistes, républicains, de se rencontrer et de reprendre " les fondamentaux " afin de construire un projet ensemble, cohérent, loin des guéguerres habituelles entre partis.

La situation économique et sociale étant très inquiétante, c’est à nous, militants de gauche, de nous retrousser les manches afin de protéger les citoyens et leur offrir un projet digne de foi en l’avenir. Les dérives anti-partis politiques ne doivent pas nous arrêter. C’est de notre responsabilité dont il est question.

Chantal DECOSSE
Premier secrétaire départemental

par mrc66 publié dans : mrc66
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