Editorial

par Chantal DECOSSE - Premier secrétaire départemental

  

 

Les élections passent, d’autres se préparent, pendant ce temps le gouvernement de Sarkozy continue de nous régenter, sans respect aucun des citoyens français, et tout entier autiste à ce qui n’est pas sa sphère d’influence.

Les « affaires » se multiplient, tellement nombreuses qu’elles deviennent comme un leurre destiné à cacher les suivantes. Dans ce département, nous n’en avons plus qu’assez.

Vous souvient-il de « Lorenzaccio », cette pièce de Musset de 1896, où un jeune prince se débauchait avec le duc qui détenait le pouvoir dans le but de l’abattre au moment venu et libérer Venise ? Mais, arrivé au pouvoir, Lorenzaccio s’aperçut qu’il était devenu semblable à celui qu’il venait d’éliminer, tout à fait corrompu.

Ne nous resterait-il plus qu’à devenir des Lorenzaccio, quitte à nous saborder ensuite, afin que la République redevienne ce qu’elle devrait toujours être : le pouvoir par le peuple et pour le peuple ? A son service et non pour une réussite personnelle…

Pendant ce temps, la Gauche tarde à se réunifier pour lutter contre ces despotismes. Elle semble agoniser après des années de lutte.

On peut avoir des opinions divergentes sur la société, l’Europe ou le nucléaire. Mais le fondement ? Ce qui fait que l’on défende ceux qui n’ont pas la possibilité de le faire seul, que l’on défende ces principes fondamentaux que sont la liberté, l’égalité et la fraternité ? Que sommes-nous devenus si nous ne sommes plus en mesure d’avoir cela comme objectif ? Si nous ne sommes pas capables de nous unir et de lutter ensemble. Il faut agir vite avant de nous retrouver à l’époque des Lorenzaccio.

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Mercredi 11 novembre 2009


Le Mouvement Républicain et Citoyen des Pyrénées-Orientales adresse à la famille et tous ses proches ses plus sincères condoléances pour le décès de Louis Oriol, ami et militant de la Côte Vermeille.

Les obsèques religieuses auront lieu le jeudi 12 novembre à 10h en l'église Saint Jean-Baptiste à Banyuls-sur-Mer.

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Mercredi 4 novembre 2009


Les délégations du Parti Socialiste et du Mouvement Républicain et Citoyen conduites respectivement par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement se sont rencontrées le 4 novembre 2009 au siège du Parti Socialiste.

Nos deux partis partagent des analyses communes sur la situation que connaît aujourd’hui notre pays.

La France est profondément affectée par la crise de la globalisation financière et par la récession économique. Le chômage et les inégalités vont croissant. Pendant ce temps, les banquiers ont repris leur course folle aux bonus et autres avantages extravagants. Les facteurs de la crise demeurent.

L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation. Au contraire, la Commission européenne n’a de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie budgétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille.

Le gouvernement Sarkozy-Fillon, au-delà des mesures d’urgence, se révèle incapable d’inscrire son action dans une stratégie du long terme visant à mettre sur pied un nouveau modèle de développement et une société plus juste.

Il continue sa sape méthodique du modèle français de l’action publique et collective. La prochaine étape est la reprise en main politique et la rigueur financière administrée aux institutions locales.

Dans les faits, les collectivités locales, majoritairement gérées par la gauche, sont aujourd’hui un vecteur essentiel d’une puissance publique qui répare, protège et prépare l’avenir. Les régions gérées par la gauche sont bien souvent les derniers outils efficaces d’aménagement du territoire, de soutien au développement économique à l’emploi ou à la formation.

C’est donc un devoir pour les forces de gauche de s’unir au-delà de leurs différences, pour continuer le travail mené dans les régions qu’elles dirigent.

Un certain nombre de formations à gauche sont tentées par l’isolationnisme dans l’espoir de gagner quelques sièges de plus. Le PS et le MRC appellent les uns et les autres à dépasser cette recherche illusoire. Les enjeux sont au-delà. La gauche n’arrivera à mobiliser les électeurs que sur une démarche claire d’alternative à la politique libérale du gouvernement. Cela se prépare dès aujourd’hui.

A cet égard le MRC et le PS affirment avec force la nécessité d’une politique favorisant une croissance durable. Il ne pourra y avoir de préparation de l’avenir, de réduction des inégalités ni même de développement durable sans création de richesse.


Sur ces bases, dans le respect de leurs différences, le PS et le MRC ont décidé :
1- La réunion d’un groupe de travail sur la préparation du projet de la gauche ;
2- La réunion d’un groupe de travail sur l’organisation des primaires ;
3- La construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales de 2010.

Ces listes devront permettre l’expression et la représentation de nos deux formations dans l’ensemble des régions. Elles ont vocation à être, avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s’y associer, le socle d’une union de toute la gauche capable de réunir les acteurs de la société qui veulent inscrire leur action dans la préparation des échéances nationales prochaines.

Le PS et le MRC invitent donc leurs instances régionales, en lien avec les présidents de régions, à se rencontrer rapidement afin d’aboutir à la constitution de telles listes d’union au premier et au deuxième tour.

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Lundi 26 octobre 2009

Le ministre de l'Immigration Eric Besson "ne peut pas revendiquer le parrainage de Jean-Pierre Chevènement", ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin et président Mouvement républicain et citoyen (MRC), a affirmé mercredi ce parti.

"Jean-Pierre Chevènement a su montrer, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, que l'on pouvait allier fermeté et humanité. Quoi de commun avec la politique menée par ce gouvernement? Rien", affirme le MRC dans un communiqué.

Dans une interview à Libération mardi, M. Besson avait affirmé: "Je fais la même politique que faisait Jean-Pierre Chevènement en le revendiquant haut et fort, ou que celle de Daniel Vaillant", successeur de M. Chevènement à l'Intérieur.

"Jean-Pierre Chevènement ne se mettait pas en scène à l'aube dans des opérations de police. Il ne rendait pas impossible la vie professionnelle des policiers et des préfets par des objectifs de 'rendement' chiffrés. Il ne mettait pas en rétention administrative des nourrissons", affirme le MRC.

"La loi équilibrée qui portait son nom a été profondément modifiée par Nicolas Sarkozy d'abord ministre puis président", ajoute le communiqué.

Le MRC "n'est pas partisan de la régularisation de tous les étrangers en situation irrégulière", mais "considère que la loi doit fixer les conditions d'accueil des étrangers extra-européens en France".

"Dans ce domaine, comme dans les autres, il est urgent de revenir au principe républicain de recherche de l'intérêt général loin d'un activisme guidé par le seul souci de communication", estime le MRC
.

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Mercredi 14 octobre 2009


Chantal Décosse, 1er Secrétaire départemental du Mouvement Républicain et Citoyen communique :

 


La décision de Jean-Paul Alduy de démissionner du poste de maire de Perpignan, pour lequel il a été élu il y a à peine 4 mois, laisse un goût d’amertume à la bouche et une infinie colère au cœur.


Pour qui prend-on les perpignanais ? Il y a un terme pour cela, ancien dans la langue française, le verbe  cocufier. Cela ne suffisait-il donc pas à l’UMP tous ces Saint-Cyprien, Le Barcarès, Banyuls/mer ? On comprend tout à coup les rapides démissions de Daniel Mach et de François Calvet de la tête de l’UMP départemental. Comment vivre debout après cela ? Quel coup ultime porté à la démocratie dans notre département. La honte, nous devrons la porter longtemps.

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Dimanche 11 octobre 2009

Temps partiel subi / sortie du monde du travail

• Avec la possibilité, depuis le début des années 80, d’embaucher à temps partiel, l’activité

des femmes ne progresse plus. 83 % des personnes travaillant à temps partiel sont des femmes

; elles constituent l’essentiel des travailleurs pauvres. Le temps partiel bride l'accès

aux postes de responsabilité.

• En 1994, l’attribution, pour le second enfant, de l'Allocation parentale d’éducation (APE) a

poussé les femmes les moins qualifiées hors du monde du travail.

Rémunérations

• Les femmes gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes. L’écart s’est réduit depuis

la fin des années 60 (il était de 50 %) mais ne diminue plus depuis le milieu des années 90.

Les femmes sont près de deux fois plus souvent au SMIC que les hommes.

Accès aux responsabilités

• Malgré un investissement massif dans les études supérieures, les femmes sont quasiment

absentes des hiérarchies des entreprises (17,2 % des dirigeantes de sociétés).

Travail de nuit

• Depuis la directive européenne autorisant le travail de nuit des femmes, celui-ci a augmenté

plus rapidement que celui des hommes, en particulier dans l’industrie.

Chômage

• La crise qui frappe durement le monde industriel semble pour l’heure épargner un peu les

femmes, majoritairement salariées dans le tertiaire. On aurait tort de sous-estimer l’effet

retard qui ne manquera pas de se produire avec le non renouvellement des fins de contrats.

Retraite

• Pour les plus âgées on note des écarts avec les hommes en termes de salaire de référence

(27 % en 2006 et 2007), de durée d'assurance et de rémunération durant l’activité. Malgré

les majorations pour enfants, seules 44 % des femmes ont une carrière complète contre

86 % des hommes. L’allongement des durées de cotisation aggrave ce problème.

Formation initiale / Formation tout au long de la vie

• Malgré de meilleurs résultats, les filles font des études plus courtes que les garçons et

s’orientent davantage vers des branches littéraires aux débouchés moins rémunérateurs.

• Les femmes en formation professionnelle réorganisent leur vie deux fois plus que les hommes.

Les mères accèdent moins souvent à la formation que les femmes sans enfant.

Politique familiale

• Entreprises et collectivités locales doivent mieux prendre en compte la parentalité : aménagements

d’horaire, création de structures d’accueil diversifiées (crèches publiques, d’entreprises

ou familiales, nourrices agréées...)

• Les attaques réactionnaires contre l’école maternelle la menacent dans sa survie même :

remise en cause de l’accueil des enfants à partir de 2 ans, regroupement intercommunal

d’écoles, communes contraintes de financer le projet éducatif... Pourtant l’école maternelle

est un lieu d’éveil des enfants et un instrument moderne de soutien aux parents !

Droit à une carrière professionnelle conforme aux investissements consentis

• L’accès aux formations d'excellence, prometteuses de professions bien rémunérées, doit

être le fait des talents réels des étudiants et non de leur appartenance à un sexe.

• Il faut rendre plus efficaces les Négociations annuelles obligatoires (NAO) en particulier sur

l’égalité professionnelle. Un budget spécifique de rattrapage doit être prévu afin de ne pas

grignoter sur le budget d’augmentations salariales

Droit à une retraite décente

• La Majoration de durée d’assurance (MDA) accordée aux seules mères a pour objet de compenser

le scandale de pensions de retraites inférieures de 30 à 40 % en moyenne à celle des

hommes. Il ne s’agit en aucun cas d’une discrimination envers les pères et son partage entre

les deux parents ne représenterait rien d’autre qu’un recul du droit des femmes !

• Le minimum vieillesse est principalement versé aux femmes (63 % en 2004 selon le COR).

Résultante de l'entrée massive des femmes dans le monde du travail, dans les conditions que

l'on sait (salaires inférieurs, carrières incomplètes), le nombre de bénéficiaires ne diminue

plus depuis 2003. Un effort particulier doit être fait en faveur des petites retraites.

Droit à une juste représentation dans les instances de la République

• Volontariste, la loi sur la parité a réussi à faire entrer des femmes dans les assemblées issues

des scrutins de liste. En revanche, Assemblée nationale et Sénat restent majoritairement

masculins : à l’évidence, les pénalités financières n’émeuvent pas les grands partis, ceux

dont sont issus la plupart des parlementaires. Il est temps d’en finir avec le double langage !

Droit à la contraception de son choix

• Toutes les femmes ont droit à une sexualité dissociée de la procréation et, pour ce faire,

doivent avoir accès à une information sérieuse sur la contraception.

• Les centres du planning familial doivent recevoir les moyens de leur existence et de leur

développement. Rappelons qu’en début d’année le gouvernement avait envisagé une coupesombre

de 42 % de l’aide attribuée au planning !

Droit à l’avortement

• Il est aujourd’hui menacé par des années de pénurie financière : très faible revalorisation

des actes qui ne présentent que peu d'intérêt pour les jeunes praticiens et moyens refusés

aux centres d’IVG. Il est urgent de mener une politique volontariste sur ce sujet.

Droit à l’intégrité physique

• Pour les femmes victimes de violences et leurs enfants témoins de ces violences, police et

justice doivent mieux coordonner leurs actions.

Droits des femmes et communautarismes

• Les droits des femmes sont universels et doivent s’appliquer indistinctement à toutes les

femmes quelle que soit leur origine réelle ou supposée.

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Samedi 26 septembre 2009

Entretien paru dans Marianne le 26 septembre 2009, propos recueillis par Renaud Dély et Nicolas Domenach.
Un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Au lieu de courir après des alliances improbables, la gauche doit travailler sur ses fondamentaux


Marianne : Vous avez rencontré en tête à tête François Bayrou, que la direction du PS persiste à tenir à distance…
Jean-Pierre Chevenement :
François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche et il a demandé à me voir. Il n’y a pas de raison de refuser de débattre sur le fond avec le président d’une formation qui est alliée au PS dans nombre de régions et de municipalités ! Un refus de dialogue dans ces conditions démontrerait un sectarisme qui est la plaie de notre vie politique.

Vous ne lui demandez donc pas, comme Martine Aubry, de donner de nouvelles preuves d’évolution à gauche ?
Son évolution, qui l’éloigne de la droite, obéit à une logique politique. François Bayrou mène un combat courageux. Il est ostracisé par la droite. Il demande à débattre du fond. Ayons confiance en la force de nos idées : allons-y !

Vous participeriez donc au « Parlement de l’alternance » proposé par Bayrou ?
Il y a deux ans, le MRC avait proposé des assises de la gauche pour la refondation républicaine d’un parti de toute la gauche. Il faut débattre du fond, et cela sans sectarisme : pourquoi donc ne pas réunir, à cet effet, un « parlement de l’alternance », y compris avec François Bayrou? L’important, c’est de sortir la gauche du bourbier dans lequel elle s’est enfoncée, faute d’avoir su tirer les leçons de ses échecs depuis 1993. Et pour ce faire, il est plus efficace de travailler sur le fond que d’attendre une quelconque repentance de ceux qui ont cédé aux sirènes du néolibéralisme.


C’est-à-dire ?
Il faut commencer par analyser la crise actuelle de la mondialisation financière. Comprendre à la fois la déflation salariale exercée par les pays à très bas coût salarial et saisir cette dimension politique si rarement évoquée. Le système de la globalisation financière fonctionne sur la base de la domination politique des Etats-Unis et d’une monnaie mondiale qui est le dollar. Le rapport de forces mondial a changé et va encore changer avec la montée de la Chine. Nous sommes pris en étau. La « moralisation du système » ne suffit pas. Le problème est politique : il faut remettre en cause un libre échangisme destructeur et la suprématie du dollar dans le système monétaire international.

Le volontarisme de Nicolas Sarkozy, y compris sur le terrain industriel, ne vous satisfait pas ?
Je ne fais pas de l’antisarkozysme systématique mais je constate que malgré quelques initiatives utiles, concernant Alstom par exemple, il n’y a pas de véritable politique industrielle pour lutter contre la délocalisation de nos industries. Il n’y a d’ailleurs plus de ministère de l’industrie ! Idem avec la régulation financière. Le système bancaire n’a pas été assaini. Après les avoir renfloués, on reprend les mêmes et on recommence.

Vous auriez souhaité qu’on nationalise les banques ?
Et pourquoi pas, au cas par cas ? On aurait ainsi favorisé l’accès au crédit, notamment des PME, qui est toujours en souffrance. Il ne faut pas en rester au verbe comme le fait Nicolas Sarkozy quand il reçoit les banquiers. Les nationalisations et la planification ne sont pas des « gros mots ». J’observe d’ailleurs que Paul Krugman, lui-même, recommande le retour à la planification, dans le domaine énergétique par exemple.

Sur ces questions énergétiques vous êtes toujours en désaccord avec les Verts ?
J’ai un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Ils pensent, comme Malthus, que le monde est trop petit pour l’homme. Or, les prophéties de Malthus au début du XIX è siècle se sont révélées fausses. Je crois en la raison de l’Homme, en ses capacités d’invention et de créativité. Je n’ai pas d’hostilité de principe vis-à-vis des écologistes. Ils ont quelquefois de bonnes idées. Comme ministre de la Recherche et de l’Industrie, j’ai créé l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (l’ANME) en 1982, l’ancêtre de l’Ademe actuelle car il y a beaucoup à faire pour promouvoir les économies d’énergie.
Je me situe dans l’héritage rationaliste des Lumières, je combats l’obscurantisme et la technophobie.

Vous leur reprochez de négliger la question sociale ?
La préoccupation de l’emploi et du développement économique leur échappe. Par ailleurs on n’a pas le droit d’interdire le développement aux pays du Sud. C’est pourquoi il faut changer notre modèle de développement. La taxe carbone, sur le principe, je suis pour. Mais cet impôt écologique ne doit pas devenir une taxe antisociale. Il faut donc intégrer cette taxe dans une réforme fiscale plus vaste et plus juste.

Aujourd’hui, vous avez l’impression de subir la domination de l’idéologie écologiste ?
Elle est dans l’air du temps, c’est vrai. Mais depuis 25 ans, j’ai plutôt eu l’impression de subir -et avec quelle force- la pression de l’idéologie libérale. La mode écolo actuelle, favorisée par Monsieur Sarkozy, ne permettra pas de s’en défaire, bien au contraire. Les commentateurs ont surestimé le résultat des Verts aux élections européennes où ils n’ont, somme toute, recueilli que 6.3% des électeurs inscrits… Le gouvernement par perversité et le PS par bêtise ont créé une vaste bulle médiatique autour de Daniel Cohn-Bendit, une bulle telle qu’aucun autre responsable politique n’en a jamais bénéficié ! C’est une vache sacrée. Je m’agenouille… Mais malgré les efforts de M. Sarkozy pour souffler dans les bronches des écologistes, il est probable, selon moi, que cette bulle se dégonflera aux prochaines élections régionales.

A gauche, certains pensent que vos idées ont fait leur temps et n’incarnent pas le neuf. Quel rôle pensez-vous encore pouvoir jouer pour aider à reconstruire l’opposition ?
S’agissant de Madame Duflot, je dois être un peu moins jeune qu’elle, ça c’est vrai. Mais de là dire qu’elle incarnerait le neuf et moi le vieux… Je laisse ça aux « communiquants ». Comme d’autres avant moi : Clémenceau, Mendes France, je considère la République comme « une idée toujours neuve ». Je définis mes positions à l’aune de l’intérêt public. Ils ne sont pas nombreux à le faire dans ce qu’on appelle-expression que j’abhorre - la « classe politique » ! Si porter haut l’exigence républicaine dans tous les domaines est ringard, je revendique la palme de la ringardise !
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Mardi 22 septembre 2009

Choquante, la vision de millions de litres de laits déversés dans la nature donne la mesure de la colère et du désespoir d'une partie des agriculteurs de la filière laitière. Une fois de plus, le gouvernement tente de calmer le jeu à coup de subventions décidées dans l'urgence et la commission de Bruxelles refuse de remettre en cause sa politique.

Pourtant, aucune solution durable et d'intérêt général ne sera trouvée sans, entre autres, rééquilibrer les relations producteurs / industriels, sans réformer en profondeur les circuits de distribution (les gros distributeurs étant à l'évidence plus préoccupés de l'augmentation de leurs marges bénéficiaires que du revenu des agriculteurs ou du pouvoir d'achat des Français) et sans remettre en cause la dérégulation complète voulue par Bruxelles (disparition des quotas, marché ouvert au grand vent de la concurrence). Il faut aussi éviter une restructuration sauvage de ce secteur dont les jeunes agriculteurs seraient les premières victimes.

Le MRC souhaite que l’on protège le monde agricole en établissant pour l’avenir les règles d’une concurrence équitable.
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Jeudi 10 septembre 2009


Le samedi 19 septembre à 14h, Ladislas Polski, Secrétaire national du MRC à la santé et responsable territorial du Midi méditerranéen, vient rencontrer les militants de notre fédération à Perpignan.

Tribune de Ladislas Polski publiée dans Marianne :
"Santé : Halte à la dérive lucrative !"

Pour plus d'informations : republique66@gmail.com



 

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Lundi 7 septembre 2009

"Le Parti socialiste doit être capable d'organiser une rupture aussi profonde que l'a été dans son temps la rupture d'Epinay", a estimé dimanche à Toulouse Jean-Pierre Chevènement lors de la clôture de l'université d'été du Mouvement républicain et citoyen (MRC) dont il est le président.

Pour "organiser" cette rupture, "l'idée d'une primaire à gauche n'est peut-être pas une mauvaise idée", a-t-il avancé, reprenant la proposition qu'a développée dimanche matin le député PS Arnaud Montebourg invité à une table ronde.

"Le PS doit faire des choix qui permettent au peuple français de s'exprimer, qui permettent à la gauche de renouer avec les couches populaires, et l'idée des primaires peut être un moyen de faire bouger les lignes", a indiqué le président du MRC.

"Mais le plus important c'est le fond, le projet républicain, car la priorité c'est de répondre au défi de cette crise de la mondialisation", a-t-il souligné.

"Il ne faut pas de sectarisme" selon M. Chevènement pour lequel la gauche peut débattre avec le NPA autant qu'avec le MoDem.

Mais pour le président du MRC "le problème c'est l'Europe libérale", et "il faut voir comment réorienter la construction européenne en s'appuyant sur la démocratie qui vit dans les Nations".

"Il n'y a pas de peuple européen, le Parlement de Strasbourg est un ersatz de parlement, la légitimité est dans les parlements nationaux. Il faut qu'on fasse une confédération européenne qui nous permette d'exister dans le monde de demain sans être coincé entre la Chine et les Etats-Unis", a dit M. Chevènement.

AFP 
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Samedi 5 septembre 2009

Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement s'est déclaré prêt, samedi à Toulouse, à discuter avec le président du MoDem François Bayrou et avec la gauche "sans exclusive" d'un "projet républicain pour répondre à la crise".

"François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche. Ma réaction est qu'il ne faut pas manifester de sectarisme, il faut discuter du fond, et particulièrement de l'Europe avec M. Bayrou", a déclaré à l'AFP M. Chevènement, en marge de l'université d'été du MRC, ce week-end à Toulouse.

"M. Bayrou a voté pour la constitution européenne. Nous, nous disons à regrets: l'Europe telle qu'elle se présente aujourd'hui n'est pas la solution, elle est le problème. Il faut la remettre sur ses pieds. C'est de cela que nous sommes prêts à discuter avec M. Bayrou, et avec l'ensemble de la gauche sans exclusive", a-t-il dit.


François Bayrou a approuvé la main tendue de son parti à la gauche vendredi, lors de sa rentrée politique à l'occasion de l'ouverture de l'université d'été de son parti à la Grande-Motte (Hérault).
"Pour remettre la République sur ses pieds, pour faire triompher le politique par rapport à la logique des marchés financiers, nous avons besoin de tout le monde, de M. Bayrou mais du NPA aussi, plus exactement de l'ensemble des électeurs qui se reconnaissent dans la démarche des formations de gauche ou alternatives au sens large", a estimé M. Chevènement.

"On s'interroge sur la gauche, ses perspectives. Nous évoquons un projet républicain, non seulement pour la France mais pour l'Europe, pour sortir l'humanité toute entière de la crise actuelle. Il faut le faire gagner avec tous ceux qui peuvent le soutenir", a-t-il poursuivi.

Le MRC "pèsera" sur les prochaines présidentielles. "Nous avons un réseau d'élus, des sympathisants, nous avons une réflexion, une qualité d'écoute dans le pays qui peuvent nous permettre de contribuer positivement à une issue progressiste pour la France", a affirmé M. Chevènement.

L'université d'été du MRC est consacrée à "la désuétude du modèle social démocrate et à l'actualité du modèle républicain face à la crise".

M. Chevènement prononcera le discours de clôture dimanche, après un débat sur la "mort du modèle social-libéral", auquel participeront Jean-François Kahn (MoDem) et les socialistes Arnaud Montebourg et Paul Quilès.

AFP
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