Temps partiel subi / sortie du monde du travail
• Avec la possibilité, depuis le début des années 80, d’embaucher à temps partiel, l’activité
des femmes ne progresse plus. 83 % des personnes travaillant à temps partiel sont des femmes
; elles constituent l’essentiel des travailleurs pauvres. Le temps partiel bride l'accès
aux postes de responsabilité.
• En 1994, l’attribution, pour le second enfant, de l'Allocation parentale d’éducation (APE) a
poussé les femmes les moins qualifiées hors du monde du travail.
Rémunérations
• Les femmes gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes. L’écart s’est réduit depuis
la fin des années 60 (il était de 50 %) mais ne diminue plus depuis le milieu des années 90.
Les femmes sont près de deux fois plus souvent au SMIC que les hommes.
Accès aux responsabilités
• Malgré un investissement massif dans les études supérieures, les femmes sont quasiment
absentes des hiérarchies des entreprises (17,2 % des dirigeantes de sociétés).
Travail de nuit
• Depuis la directive européenne autorisant le travail de nuit des femmes, celui-ci a augmenté
plus rapidement que celui des hommes, en particulier dans l’industrie.
Chômage
• La crise qui frappe durement le monde industriel semble pour l’heure épargner un peu les
femmes, majoritairement salariées dans le tertiaire. On aurait tort de sous-estimer l’effet
retard qui ne manquera pas de se produire avec le non renouvellement des fins de contrats.
Retraite
• Pour les plus âgées on note des écarts avec les hommes en termes de salaire de référence
(27 % en 2006 et 2007), de durée d'assurance et de rémunération durant l’activité. Malgré
les majorations pour enfants, seules 44 % des femmes ont une carrière complète contre
86 % des hommes. L’allongement des durées de cotisation aggrave ce problème.
Formation initiale / Formation tout au long de la vie
• Malgré de meilleurs résultats, les filles font des études plus courtes que les garçons et
s’orientent davantage vers des branches littéraires aux débouchés moins rémunérateurs.
• Les femmes en formation professionnelle réorganisent leur vie deux fois plus que les hommes.
Les mères accèdent moins souvent à la formation que les femmes sans enfant.
Politique familiale
• Entreprises et collectivités locales doivent mieux prendre en compte la parentalité : aménagements
d’horaire, création de structures d’accueil diversifiées (crèches publiques, d’entreprises
ou familiales, nourrices agréées...)
• Les attaques réactionnaires contre l’école maternelle la menacent dans sa survie même :
remise en cause de l’accueil des enfants à partir de 2 ans, regroupement intercommunal
d’écoles, communes contraintes de financer le projet éducatif... Pourtant l’école maternelle
est un lieu d’éveil des enfants et un instrument moderne de soutien aux parents !
Droit à une carrière professionnelle conforme aux investissements consentis
• L’accès aux formations d'excellence, prometteuses de professions bien rémunérées, doit
être le fait des talents réels des étudiants et non de leur appartenance à un sexe.
• Il faut rendre plus efficaces les Négociations annuelles obligatoires (NAO) en particulier sur
l’égalité professionnelle. Un budget spécifique de rattrapage doit être prévu afin de ne pas
grignoter sur le budget d’augmentations salariales
Droit à une retraite décente
• La Majoration de durée d’assurance (MDA) accordée aux seules mères a pour objet de compenser
le scandale de pensions de retraites inférieures de 30 à 40 % en moyenne à celle des
hommes. Il ne s’agit en aucun cas d’une discrimination envers les pères et son partage entre
les deux parents ne représenterait rien d’autre qu’un recul du droit des femmes !
• Le minimum vieillesse est principalement versé aux femmes (63 % en 2004 selon le COR).
Résultante de l'entrée massive des femmes dans le monde du travail, dans les conditions que
l'on sait (salaires inférieurs, carrières incomplètes), le nombre de bénéficiaires ne diminue
plus depuis 2003. Un effort particulier doit être fait en faveur des petites retraites.
Droit à une juste représentation dans les instances de la République
• Volontariste, la loi sur la parité a réussi à faire entrer des femmes dans les assemblées issues
des scrutins de liste. En revanche, Assemblée nationale et Sénat restent majoritairement
masculins : à l’évidence, les pénalités financières n’émeuvent pas les grands partis, ceux
dont sont issus la plupart des parlementaires. Il est temps d’en finir avec le double langage !
Droit à la contraception de son choix
• Toutes les femmes ont droit à une sexualité dissociée de la procréation et, pour ce faire,
doivent avoir accès à une information sérieuse sur la contraception.
• Les centres du planning familial doivent recevoir les moyens de leur existence et de leur
développement. Rappelons qu’en début d’année le gouvernement avait envisagé une coupesombre
de 42 % de l’aide attribuée au planning !
Droit à l’avortement
• Il est aujourd’hui menacé par des années de pénurie financière : très faible revalorisation
des actes qui ne présentent que peu d'intérêt pour les jeunes praticiens et moyens refusés
aux centres d’IVG. Il est urgent de mener une politique volontariste sur ce sujet.
Droit à l’intégrité physique
• Pour les femmes victimes de violences et leurs enfants témoins de ces violences, police et
justice doivent mieux coordonner leurs actions.
Droits des femmes et communautarismes
• Les droits des femmes sont universels et doivent s’appliquer indistinctement à toutes les
femmes quelle que soit leur origine réelle ou supposée.